Le village disparu de Chute-aux-Galets

Un petit village ouvrier... disparu


Plan urbanistique

Cette archive de 1953 nous permet de découvrir le plan du petit village de Chute-aux-Galets, quelques années avant son démantèlement.


La rue principale

Contrairement à d’autres villages environnants, Chute-aux-Galets a très tôt bénéficié de l’électricité et de l’eau courante. Les poteaux et les fils sont visibles sur cette photo datant du début des années 1950.


Démantèlement

Lors du démantèlement du village, quelques maisons ont été déménagées dans d'autres villages environnant. Cette photo nous permet d'observer le déménagement de l'un de ces bâtiments. On reconnait l'église de Saint-Honoré en arrière plan.


Station de recherche

Jusqu’en 1968, les anciens bâtiments du village accueillent un projet de recherche sur la tordeuse du bourgeon de l’épinette, mené par le docteur W. A. Smirnoff. 


Une école transformée en laboratoire

C'est dans le bâtiment servant jadis d'école que le laboratoire du Docteur Smirnoff a d'abord été installé.


Les vestiges de l'école de nos jours

À travers les hautes herbes, il est toujours possible de distinguer les fondations de l'école de Chute-aux-Galets encore de nos jours.

Texte de l'audio

Vous vous trouvez à l’entrée de ce qui fut autrefois un village bien vivant : Chute-aux-Galets. Imaginez… c’était ici, sur la rive est de la rivière Shipshaw, que s’élevait un petit village ouvrier bâti dès 1921, dans la foulée des travaux de la centrale hydroélectrique.

Au départ, on avait construit des camps pour loger les ouvriers chargés d’ériger la centrale. Puis, sous la direction de David Gordon Percy Sanderson, premier surintendant, les premières maisons permanentes voient le jour. Ce village, c’est la Price Brothers qui le met sur pied, pour héberger les employés affectés à l’entretien quotidien de la centrale, encore non automatisée à l’époque.

Observez bien autour de vous — même si la végétation a repris ses droits, certains vestiges subsistent. Il faut imaginer ici deux mondes côte à côte : les opérateurs et cadres, anglophones, vivaient dans des maisons tout confort avec chauffage, eau courante, électricité… Tandis que les journaliers francophones, eux, occupaient des duplex plus modestes, sans chauffage électrique. Si les résidents de la Chute-aux-Galets sont confortablement logés, chauffés et éclairés, il en va tout autrement pour le reste des résidents de la région limitrophe, qui ne bénéficient, pour leur part, d’aucune de ces commodités. Un contraste qui en dit long sur la hiérarchie sociale de l’époque.

Le village était isolé. Chaque semaine, un employé faisait la navette jusqu’à l’usine Kénogami pour aller chercher les provisions. Un aller-retour de deux jours, parfois jusqu’à trois semaines en hiver. Heureusement, un petit dépanneur a fini par s’implanter, quelque part ici, vers les années 1950.

Le village est agrandi en 1951, quand on construit les centrales Jim-Gray et Adam-Cunningham. Mais dès 1958, tout change : la centrale est automatisée, les employés relocalisés, et les maisons… déménagées! Oui, oui, certaines maisons ont littéralement été déplacées!

Et la suite? Jusqu’en 1968, les anciens bâtiments accueillent un projet de recherche sur la tordeuse du bourgeon de l’épinette, mené par le docteur W.A. Smirnoff. Aujourd’hui, il ne reste que quelques traces, visibles ici et là, en bordure de l’ancienne route principale.

Ouvrez l’œil… à travers la verdure, vous verrez certainement émerger une ancienne fondation vestiges d’une page oubliée de la vie ouvrière et industrielle de la région.

Extracto de
Circuit patrimonial de Saint-David-de-Falardeau

Circuit patrimonial de Saint-David-de-Falardeau image circuit

Presentada por : MRC du Fjord-du-Saguenay
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