La Volcano

Les débuts d'une fonderie

Fuente : Vue aérienne de la Volcano en 1976. Fonds CH116, Studio Lumière.


Au temps de la F.-X. Bertrand

Lorsque François-Xavier Bertrand reconstruit son usine sur la rue Sainte-Anne, après l'incendie de 1903, il décide de faire les choses en grand en prévoyant un bâtiment deux fois plus grand que son ancien atelier. Le bâtiment en forme de « U », dont l’entrée se situe face au chemin de fer, doit accueillir les bureaux de l’entreprise, un atelier de mécanique, une fonderie, une chaudronnerie et un entrepôt afin de pourvoir à la demande locale.   

Photo : La F.-X. Bertrand au début du XXe siècle. Fonds CH366, Jacques Fiset.


Un tunnel qui dérange

En 1941, la Ville de Saint-Hyacinthe entame la construction du tunnel de la rue Sainte‑Anne, pour permettre aux automobilistes de traverser le chemin de fer sans être bloqués par le passage d’un train. Toutefois, cette nouvelle infrastructure bloque les portes de réception et d’expédition de l’usine, en plus de rendre dangereux l’accès aux bureaux et à l’entrée principale à cause de la pente du tunnel. 

La situation affecte particulièrement la chaine d’opération de la Volcano et il est alors décidé de réorganiser l’usine. En même temps que s’effectuent ces changements, on en profite pour agrandir des parties de l’usine comme l’entrepôt et les bureaux. C’est d’ailleurs quelque part au début des années 1940 que l’usine adopte un revêtement de couleur beige qui recouvre les fameuses briques rouges. 

De 1951 à 1953, avec l’introduction d’une nouvelle chaine de production de chaudières et de brûleurs à l’huile, on ajoute un deuxième étage à l’entrepôt et l’on agrandit la fonderie et la chambre des chaudières.  

Photo : On aperçoit les travaux de construction du tunnel de la rue Sainte-Anne ainsi que la Gaylord en 1941. Fonds CH366, Jacques Fiset.


Le bâtiment après la fermeture

En 1981, la Volcano décide de délaisser l’usine de la rue Sainte-Anne afin de s’établir dans une infrastructure neuve dans le parc industriel Olivier-Chalifoux. Dès lors, le bâtiment de la rue Sainte-Anne servira principalement d’entrepôt et de stockage de machinerie pour la Volcano. 

En 1988, l’entreprise Fourgons Ramco achète une partie de la bâtisse pour y faire la production de fourgonnettes. Cette compagnie ne fera pas long feu : en 1995, l’usine vacante est rachetée par un groupe d’investisseurs locaux qui en feront une résidence pour personnes âgées, fonction que le bâtiment occupe toujours aujourd’hui.   

Photo : La Volcano vers 1950. Fonds CH085, Studio B.J. Hébert, photographe.


L'usine en vidéo

Fuente : Extrait d'un film de Jean Lafond pour le bicentenaire de Saint-Hyacinthe en 1948. Fonds CH367, Documents audio-visuels.

Version textuelle de l'audio

Vous vous trouvez en ce moment sur le côté du bâtiment de la résidence des Jardin de la Gare surplombant le tunnel de la rue Sainte-Anne, qui a notamment accueilli l’ancienne fonderie F.-X. Bertrand et la Volcano. Le 20 mai 1903, un terrible incendie frappe le centre-ville de Saint-Hyacinthe, réduisant en cendre bon nombre de commerces et de manufactures dont celle du fondeur François-Xavier Bertrand. Loin de se décourager, l’entrepreneur maskoutain entame la reconstruction de son usine, cette fois-ci sur la rue Sainte-Anne, où vous êtes actuellement.  

Le fondeur et son équipe d’environ 75 ouvriers se spécialisent dans la fabrication et la réparation d’engins de toute sorte : convoyeur, chaudière à vapeur, turbine à eau, outillage de moulin à scie, boite à beurre, borne-fontaine, afin de satisfaire une clientèle variée. 

En 1925, les affaires de l’entreprise ne vont plus très bien, et la F.-X. Bertrand se voit contrainte de vendre ses actifs à une autre compagnie maskoutaine, la O. Chalifoux et fils qui se consacre également à la fabrication d’objets en fer. En 1934, la compagnie parvient à acquérir les droits sur la production d’une nouvelle invention : le foyer mécanique, nommé « Volcano ».  Un foyer mécanique ressemble à un entonnoir motorisé qui permet d’alimenter automatiquement une fournaise à charbons. Cette installation est utilisée afin de chauffer les grands bâtiments institutionnels et les habitations.  

Le fameux foyer mécanique étant devenu le produit phare de la société, la O. Chalifoux change de nom pour adopter celui de sa fournaise en 1941. Au fil des années suivant le succès de la fournaise « Volcano », l’entreprise se lancera dans la production d’une multitude de produits allant des bouilloires industrielles aux chaudières à mazout. 

 En 1981, la Volcano décide de déplacer son usine principale dans le parc industriel au nord de la ville, abandonnant les installations de la rue Sainte-Anne qui deviennent un simple entrepôt. L’entreprise Volcano est toujours en activité aujourd’hui sous le nom de Indeck et se spécialise dans la fabrication de grands chauffe-eau industriels.  

Extracto de
Regard sur le patrimoine industriel maskoutain

Regard sur le patrimoine industriel maskoutain image circuit

Presentada por : Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe

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