À l’écart de la nef principale, la chapelle de l’église Notre-Dame-des-Neiges offre un espace plus intime, où se rassemblent plusieurs trésors hérités des églises précédentes de Trois-Pistoles.
Au cœur de cet ensemble se trouve le maître-autel de Baillairgé, une œuvre d’une grande valeur patrimoniale. Il s’agit de l’un des derniers témoignages encore conservés de ce style d’autel, conçu à l’origine sur le modèle de celui de la cathédrale de Québec avant sa destruction par un incendie.
De chaque côté de l’autel, deux anges témoignent également de la richesse du patrimoine religieux de la paroisse. Offerts par les religieuses de la congrégation de Jésus-Marie, ils proviennent du couvent situé au sud de l’église et ont été intégrés à la chapelle comme objets de dévotion et de mémoire.
Sous cet autel repose la statue de Saint Théodore, soldat martyr des premiers siècles du christianisme. Selon la tradition, la petite fiole située au niveau de son cœur contiendrait un sang qui, le 9 novembre, se mettrait à se liquéfier.
La chapelle conserve aussi plusieurs éléments provenant des anciennes églises de Trois-Pistoles. On y retrouve notamment le chemin de croix ainsi que d’anciens confessionnaux. Le chemin de croix, imprimé par L. Turgis et Fils à Paris, a été réalisé d’après les dessins d’Alexandre Grellet, dit frère Athanase (1835-1908), et gravé par Louis-Pierre Lasnier. Le catalogue de 1893 en fixait le prix à 8 francs, ou 35 francs lorsqu’il était monté sur châssis et verni.
Un peu plus loin, une maquette de l’église attire le regard. Réalisée par Léopold D’Amours et prêtée par Paul Dumas, elle témoigne du regard d’un artisan autodidacte de Trois-Pistoles sur l’édifice qui domine la communauté depuis plus d’un siècle.
L’arrière de la chapelle donne accès au sous-sol principal et de l’autre côté se trouve une salle multifonctionnelle, la Salle Vézina.