La résidence Alberta-May-Campbell

Le pavillon 1, pivot du domaine


La résidence de Charles et Alberta Howard

Le pavillon 1 loge la famille de Charles Benjamin Howard de 1920 jusqu’au début des années 1960. Par la suite, différents services et organismes municipaux occupent les lieux, jusqu’en 2023. Photo : 1930. 


Les époux Howard lors d’un garden party costumé

Au fil des décennies, le domaine Howard, et spécialement le pavillon 1 et ses alentours, est le théâtre d’une multitude de réceptions et d’événements. En août 1937, le couple Howard (Alberta et Charles) organise un garden party dans le cadre des célébrations du (faux) centenaire de la ville.


Un salon pour les invités

À la fin des années 1940, le grand salon du pavillon 1 en impose avec ses boiseries, son manteau de cheminée, ses meubles capitonnés et son piano à queue. Ce dernier appartenait certainement à Klaire D. Shoup Howard, cantatrice connue et seconde épouse de Charles (1944-1953). Après la vente de la résidence à la Ville de Sherbrooke (1962), le salon a servi pour les réceptions civiques.


Un porche majestueux qui a besoin d’amour

Le porche de la résidence du couple Howard-Campbell est un élément important de la construction finalisée en 1920. Il permettait au chauffeur de déposer les invités près de l’entrée de la maison sans que ceux-ci ne soient incommodés par la pluie ou la neige, mais il en mettait aussi plein la vue aux visiteurs. Il a (malheureusement) été grandement altéré par les intempéries et le temps (rappelons qu’il a plus de 100 ans). La Ville de Sherbrooke a annoncé qu’il serait soigneusement démonté et restauré; ses pierres seront numérotées, nettoyées et entreposées selon les règles de l’art. Sa reconstruction est prévue pour 2028.


La maison d'Alberta

Alberta May-Campbell a été la première épouse de Charles B. Howard et mère de ses quatre fils, dont seulement deux (Benjamin Campbell et Douglas Stevens) survivent à la petite enfance. En plus d’assister son mari dans sa carrière politique, Alberta Campbell s’implique dans plusieurs œuvres religieuses, de charité ou d’aide sociale. Elle est particulièrement présente dans les associations féminines sherbrookoises, comme la Sherbrooke Hospital Ladies’ Auxiliary, la Young Women Catholic Association de Sherbrooke (YWCA) et la Trinity Church Women’s Association. Elle décède en 1943, à l’âge de 55 ans. Le pavillon 1 est officiellement nommée « résidence Alberta-May-Campbell » en 2024.

Photographe inconnu,© Women of Canada, Montréal, Women of Canada Publishing Company, 1930, p. 126.


Charles Benjamin Howard vers 70 ans

Né en 1885, Charles Benjamin Howard déménage à Sherbrooke avec ses parents au début des années 1890. Il étudiera notamment au Stanstead College, en anglais, mais apprendra malgré tout le français. Après ses études, il rejoint son père dans l’entreprise familiale dès 1906. Homme d’affaires aguerri, il s’implique aussi rapidement en politique. D’abord comme conseiller au Petit-Lac-Magog (où la famille a une résidence secondaire), il rejoint les libéraux de MacKenzie King en 1925. En 1940, il est nommé sénateur. Dix ans plus tard, il est élu maire de Sherbrooke (1950-1952). Il fera également partie de la délégation canadienne aux Nations Unies, auprès de Lester B. Pearson, en 1952. Photo : années 1950.


Les fils Howard, vers 1914

Portrait réalisé en studio, vers 1914, des trois garçons de Charles B. : Benjamin Campbell (dit Bud), Douglas Stevens et Harold Alfred (bébé). Le malheur frappe la famille deux fois avant son déménagement sur le domaine : le jeune Harold décède en 1918, alors qu’Alberta met au monde un enfant mort-né en janvier 1920.


Texte de la présentation audio

Le pavillon 1, pivot du domaine

Je ne sais pas pour vous, mais quand je m’approche du pavillon 1 et des marches de l’entrée principale, je m’imagine bien prendre le thé, ou un scotch selon l’heure de la journée, sur la belle terrasse de pierre, juste là. Avoir une vue sur le domaine, du haut de la petite colline, à travers les arbres, à la fois près de l’action, et juste assez en retrait… (soupir de satisfaction)

Permettons-nous ici d’imaginer que Charles Benjamin Howard a eu une réflexion de ce genre lorsqu’est venu le temps de choisir le site exact de sa résidence. 

C’est en 1917 que débute la construction de la maison. La réalisation des plans est confiée à l’architecte sherbrookois Louis-Napoléon Audet, un choix à la fois logique et quelque peu surprenant. En effet, à l’époque, on connaît Audet davantage pour ses réalisations religieuses, comme l’archevêché de Sherbrooke, que pour des projets résidentiels. Cela dit, il a relevé le défi avec brio pour les deux résidences d’Howardene!

Bien intégré à son environnement, le pavillon 1 loge, à partir de 1920, la famille de Charles B. Howard et de son épouse, Alberta May Campbell. Lorsqu’ils emménagent au domaine, la famille compte 4 personnes : Charles, Alberta, Benjamin Campbell – dit Bud – et Douglas Steven. Une maison de 35 pièces pour quatre personnes! En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Vous vous en doutez, pour faire rouler une maison de cet acabit, ça prend du personnel, entre 8 et 10, selon certaines sources, dont la majorité logeait à même la maison. 

Avez-vous remarqué le porche, situé complètement à gauche? Il est sans doute l’un des éléments extérieurs les plus remarquables de la construction, avec ses quatre piliers de maçonnerie à contrefort, ses arcs surbaissés et son panneau de pierre sculpté sur lequel on distingue un grand H et la date 1920, entremêlés de vignes. Nul doute que cette luxueuse composition devait en imposer aux visiteurs qui arrivaient! Actuellement en mauvais état, le porche sera démonté brique par brique, puis reconstruit, dans un avenir, on l’espère, rapproché. C’est du moins le projet énoncé en juillet 2026.

Extracto de
Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard

Howardene | Parcours immersif du Parc du Domaine-Howard image circuit

Presentada por : Musée d'histoire de Sherbrooke (MHIST))
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