Musée, site touristique du Chantier Gédéon

Découvrez la vie des bûcherons


Le dortoir / le sleep camp

Le dortoir, ''sleep camp''. 
Crédit photo: Mathieu Dupuis, photographe.


La cuisine / la cookerie

La cuisine, ''cookerie'' au Chantier Gédéon. 
Crédit photo: Mathieu Dupuis, photographe


Le métier de bûcheron

Au petit jour dès 4h du matin, après avoir pris un bon déjeuner dans la ''cookerie'', les bûcherons se rendaient à pied le long des sentiers de neige battu, à la zone d'abatage qui se trouvait à environ 1 mile du camp, apportant avec eux le repas du midi. Sur place, ils abattaient le plus grand nombre d'arbres possible, pour ensuite revenir avant la noirceur. Leur journée de travail durait facilement 12 heures.

Un bon bûcheron était fort, adroit, travaillant, patient, déterminé et il savait limer ses outils. 

Ses coups de hache portaient et il savait manipuler avec adresse le ''godendart'' ou le ''bucksaw''. Il devait bien s'entendre avec son coéquipier, ces hommes qui sont de nature orgueilleux et cherchaient à se dépasser puisque leurs performances étaient inscrites par le commis sur un tableau en évidence dans le ''sleep camp''. 


Conditions sanitaires

Les hommes pouvaient se laver dans une auge installée à cet effet à l'arrière du ''sleep camp''. Comme il n'y avait pas d'eau courante, le ''showboy'' apportait l'eau nécessaire. La plupart du temps un réservoir d'eau chauffait sur  tous les poêles afin que les hommes n'aient pas que de l'eau glacée pour s'asperger.

Les premiers à se laver jouissaient d'une eau propre tandis que ceux qui suivaient se contentaient souvent de l'eau déjà utilisée. En somme, les hommes étaient sales et dormaient dans des vêtements sales car ils conservaient le même linge porté le jour pour travailler. Le lavage du linge se faisait le dimanche, dans des cuves de métal, avec des planches à laver et du savon en poudre. 

Version textuelle de l'audio

Nous voici devant une reconstruction de cinq camps de bûcherons des années 1930-1940. Le musée touristique du Chantier Gédéon vous fait découvrir le dur labeur et les conditions de vie difficiles dans lesquelles vivaient les bûcherons. On y retrouve cinq bâtiments: dont le dortoir, la cuisine, le magasin général, le camp du contremaître et l'écurie. 

Le travail dans les chantiers forestiers s'étendait habituellement entre les mois d'octobre et avril. Très tôt à l'automne, l'emplacement nécessaire pour les camps était déboisé. Les hommes engagés les construisaient avec du bois coupé sur place. Il ne fallait pas plus que de sept à dix jours pour terminer la construction de tous les bâtiments. D'octobre à la fin février, c'était la période d'abattage des arbres. En mars et avril, on transportait le bois coupé jusqu'au plan d'eau.

Au printemps, lors du dégel, commençaient la drave et le flottage du bois. Alors le travail en forêt cessait. Les hommes ramassaient leurs affaires, récoltaient leurs salaires et remboursaient leurs dettes au commis. Ils retournaient alors chez eux. 

Les conditions de vie difficile dans les chantiers, le travail ardu que devaient effectuer les bûcherons, un métier qui était passablement dangereux et le maigre salaire d'un dollar par jour, tel était la réalité de ses hommes. 

Extracto de
Angliers, un paysage pour l'histoire | Circuit patrimonial

Angliers, un paysage pour l'histoire | Circuit patrimonial image circuit

Presentada por : Le site historique T.E. Draper
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